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Europa League

Rennes renverse l’OFI Crète au bout du suspense

Longtemps frustrés par une équipe grecque bien regroupée, les Rouge et Noir ont finalement trouvé les ressources pour renverser l’OFI Crète (2-1). Porté par un Mahamadou Nagida exceptionnel, le Stade Rennais arrache une victoire européenne précieuse au Roazhon Park.

Antoine Visseiche9 min de lecture
Rennes renverse l’OFI Crète au bout du suspense

Résumé du match

Après leurs dernières échéances, les Rouge et Noir retrouvaient le Roazhon Park ce jeudi 15 octobre pour affronter l’OFI Crète en Ligue Europa. Face à une formation grecque venue avec l’intention de défendre bas, les hommes de Franck Haise avaient l’occasion de décrocher une victoire importante sur la scène européenne. Pour y parvenir, les Rennais devaient faire preuve de patience et trouver les solutions nécessaires pour contourner le bloc adverse.

Pourtant, malgré une entame encourageante, les Bretons allaient rapidement se retrouver en difficulté. À la 10ème minute, l’OFI Crète profitait d’une erreur rennaise pour prendre l’avantage. Taxiarchis Fountas ouvrait le score et refroidissait le Roazhon Park. Un scénario frustrant pour les Rouge et Noir, contraints de courir après le résultat très tôt dans la rencontre.

0-1.

Menés au score, les Rennais tentaient alors de reprendre le contrôle des opérations. La possession était majoritairement bretonne, mais les espaces se faisaient rares face à une défense grecque bien regroupée. Les Rouge et Noir peinaient à accélérer le jeu et à se montrer suffisamment dangereux dans les derniers mètres. Mahamadou Nagida tentait néanmoins d'apporter du danger sur son côté gauche, illustrant la volonté rennaise de trouver des solutions sur les ailes.

Au fil des minutes, Rennes continuait de pousser sans parvenir à concrétiser sa domination. L’OFI Crète résistait et conservait son avantage jusqu’à la pause. Les hommes de Franck Haise allaient devoir afficher davantage de justesse et de spontanéité après le retour des vestiaires pour espérer inverser la tendance.

Au retour des vestiaires, le scénario restait compliqué pour les Bretons. Toujours confrontés à un bloc bas, ils devaient multiplier les initiatives pour tenter de déséquilibrer leurs adversaires. Mais à force de persévérance, les Rouge et Noir finissaient par trouver la faille.

À la 76ème minute, Mahamadou Nagida remettait les deux équipes à égalité d’une superbe reprise de l’extérieur du pied qui terminait sa course dans la lucarne. Une réalisation exceptionnelle pour le latéral camerounais, qui récompensait son activité et relançait complètement la rencontre. Le Roazhon Park pouvait enfin exulter, Rennes revenait à hauteur au meilleur moment.

1-1.

Cette égalisation redonnait de l’énergie aux Rennais, qui se lançaient désormais à la recherche du but de la victoire. Hors de question de se contenter du match nul à domicile. Les Rouge et Noir poursuivaient leurs efforts pour faire définitivement basculer la rencontre. La pression s’accentuait sur la défense grecque, alors que les dernières minutes approchaient.

Et le dénouement allait finalement sourire aux Bretons. À la 90ème minute, Abdelhamid Aït Boudlal trouvait le chemin des filets et permettait au Stade Rennais de prendre l’avantage. Après une soirée marquée par des difficultés défensives et une erreur sur le but grec, le défenseur rennais se retrouvait au cœur de l’action décisive. Un retournement de situation qui libérait tout un stade.

2-1.

Après avoir longtemps buté sur le bloc grec, le Stade Rennais finit donc par renverser l’OFI Crète au terme d’une rencontre riche en émotions. Les hommes de Franck Haise décrochent une victoire précieuse en Ligue Europa, grâce à une réaction tardive qui leur permet de faire la différence dans les dernières minutes.

Tout n’aura pas été parfait dans le jeu, et les Rennais auront longtemps manqué de solutions face à une équipe regroupée. Mais les Rouge et Noir ont su persévérer jusqu’au bout pour arracher les trois points. Porté par un Mahamadou Nagida exceptionnel et libéré par le but d’Aït Boudlal, Rennes peut retenir l’essentiel : une victoire européenne importante, même si plusieurs aspects du jeu devront être améliorés pour la suite de la compétition.

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Source : Le Télégramme

Les + du match

Une réaction collective jusqu’au bout.

Menés dès la 10ème minute, les Rouge et Noir auraient pu perdre le fil de leur rencontre face à une équipe grecque bien organisée. Pourtant, les Rennais ont continué à pousser malgré les difficultés rencontrées dans le jeu. Sans parvenir à trouver immédiatement la solution, ils ont maintenu la pression jusqu’aux dernières minutes. Cette persévérance a finalement payé avec deux buts inscrits en fin de rencontre, permettant au Stade Rennais de renverser une situation mal engagée. Une réaction importante qui témoigne de la volonté du groupe de ne rien lâcher devant son public.

Une domination territoriale récompensée.

Tout au long de la rencontre, Rennes a globalement eu la maîtrise du ballon et a passé une grande partie de son temps dans le camp adverse. Les Bretons ont ainsi réussi à imposer leur rythme et à obliger l’OFI Crète à défendre bas. Si cette possession n’a pas immédiatement débouché sur des occasions franches, elle a progressivement permis aux Rennais de maintenir leur adversaire sous pression. La difficulté résidait surtout dans la capacité à transformer cette domination en situations dangereuses. En poursuivant leurs efforts jusqu’au bout, les hommes de Franck Haise ont finalement réussi à faire sauter le verrou grec.

Le passage en 4-4-2, un choix que j’attendais.

C’est un changement que j’espérais voir depuis un moment : le passage en 4-4-2 lorsque le Stade Rennais doit courir après le score. Face à l’OFI Crète, cette évolution tactique répondait à mon souhait de voir Franck Haise proposer une solution plus offensive pour tenter de renverser une rencontre mal engagée. En renforçant la présence rennaise dans les zones offensives, ce système permet d’afficher plus clairement la volonté d’aller chercher l’égalisation, puis la victoire. Alors que les Rouge et Noir peinaient jusque-là à contourner le bloc grec, ce changement représentait une prise de risque intéressante. Le dénouement de la rencontre, avec deux buts inscrits en fin de match, rend cette évolution d’autant plus satisfaisante. Si le passage en 4-4-2 n’explique évidemment pas à lui seul ce retournement de situation, voir Franck Haise opter pour cette solution offensive est un point positif que je souhaitais souligner.

Les - du match

Une entame défensive sanctionnée. 

Alors que Rennes avait l’occasion de prendre progressivement le contrôle de la rencontre, les Bretons ont été punis dès la 10ème minute sur une erreur défensive. Cette ouverture du score a immédiatement compliqué leur plan de jeu, en obligeant l’équipe à attaquer face à un adversaire désormais en mesure de défendre encore plus bas. Au-delà de l’erreur individuelle, cette situation rappelle l’importance de la concentration dans les premières minutes, particulièrement face à des équipes qui cherchent à exploiter la moindre opportunité en transition. Rennes s’est ainsi retrouvé dans une position inconfortable pendant une grande partie du match.

Un manque de fluidité dans le jeu. 

Malgré une possession importante, les Rennais ont longtemps éprouvé des difficultés à accélérer leurs offensives. Les transmissions manquaient parfois de rythme et certaines pertes de balle empêchaient l’équipe d’installer durablement la pression dans le camp adverse. Face à un bloc regroupé, la circulation du ballon doit permettre de déplacer le bloc défensif pour créer des espaces et désorganiser l’adversaire. Or, Rennes a trop souvent laissé le temps à l’OFI Crète de se replacer. Les Bretons devront se montrer plus spontanés dans leurs enchaînements et plus précis dans leurs choix pour éviter de rendre leurs attaques prévisibles.

Une domination longtemps stérile. 

Le principal regret de cette rencontre reste le temps nécessaire aux Rouge et Noir pour concrétiser leur supériorité territoriale. Pendant une grande partie du match, Rennes a eu le ballon sans parvenir à se procurer suffisamment de situations décisives pour revenir au score. Cette difficulté à transformer la possession en occasions franches a entretenu le suspense et laissé l’OFI Crète espérer repartir avec un résultat positif. Si les deux buts inscrits en fin de rencontre ont finalement permis de sauver la soirée, les Rennais auraient gagné à se montrer plus efficaces plus tôt. Dans les prochaines rencontres, cette capacité à faire la différence face aux blocs bas pourrait s’avérer déterminante.

LES NOTES de la rédac !

Compo officielle

Stade Rennais – OFI Crète

UEL • J2 · 15 octobre 2026
SRFC 2 – 1 OFI
★Mahamadou NagidaHomme du matchMahamadou Nagida8,0
77′
67′
77′
77′
67′
Banc5
Buteurs
  • 1NAGIDA
  • 1AÏT BOUDLAL
Passeurs
  • Aucun
Cartons
  • CAMARA
  • SAMBA
  • AÏT BOUDLAL
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LES TOPS ET FLOPS

MVP - Mahamadou Nagida, l'éléctron libre.

Tout n’a pas été parfait dans sa rencontre, mais le latéral gauche camerounais a été exceptionnel par son activité et sa capacité à faire des différences. Percutant dans son couloir, toujours prêt à provoquer et à apporter le danger, il a constamment cherché à faire basculer la rencontre. Sa superbe égalisation à la 76ème minute, d’une reprise de l’extérieur du pied en pleine lucarne, vient récompenser une prestation pleine d’audace. Impliqué également sur l’action du but victorieux, Nagida a été le grand artisan du renversement rennais. Il n’a pas tout réussi, mais son influence sur la rencontre a été immense.

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Source : Flashscore

Top - Charlie Cresswell, le roc.

Dans une rencontre où Rennes a parfois été mis en difficulté, le défenseur anglais a répondu présent. Solide dans ses interventions, il a su privilégier l’efficacité pour éloigner le danger lorsque la situation l’exigeait. S’il ne cherche pas systématiquement la relance propre, son approche pragmatique a permis de sécuriser certaines situations. Une prestation sérieuse et précieuse dans une soirée où les Rennais ont dû batailler jusqu’au bout.

Flop - Valentin Rongier, pas dans ces standards.

Le milieu rennais a connu une soirée compliquée dans l’entrejeu. Trop imprécis dans l’utilisation du ballon, il en a perdu un nombre important, empêchant parfois son équipe de conserver la maîtrise du jeu. Dans une rencontre où Rennes devait trouver des solutions face à un bloc regroupé, ces pertes de balle ont nui à la fluidité des offensives.

Flop - Mahdi Camara, le physique, pas la technique.

À l’image de son compère du milieu, Camara a souffert dans la gestion du ballon. Ses pertes de balle répétées ont coupé plusieurs séquences rennaises et compliqué la construction des attaques. Dans ce type de rencontre, où la patience et la précision sont essentielles pour déséquilibrer l’adversaire, le milieu de terrain doit pouvoir apporter davantage de sécurité technique.

Flop - Mousa Al-Tamari, une histoire de profil ?

Le profil de Tamari ne semblait pas particulièrement adapté à la physionomie de la rencontre. Face à un bloc bas, ses qualités à exploiter les espaces ont été difficiles à exprimer. Peu influent dans les trente derniers mètres, il n’a pas réussi à apporter les différences attendues. Un choix qui interroge au regard des difficultés rennaises à contourner le dispositif grec.

Flop - Ludovic Blas, le frein à main.

Techniquement plus juste que certains de ses coéquipiers, Blas a néanmoins eu tendance à ralentir le jeu sur son côté. Ses prises de balle et ses touches supplémentaires ont parfois permis à la défense grecque de se replacer, alors que Rennes avait besoin de vitesse dans les enchaînements pour déstabiliser le bloc adverse. Une prestation qui a manqué de spontanéité dans les phases offensives.

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